Quelques extraits de mon roman de voyage « Impressions Vietnamienne »
…… Hanoï, enfin La nuit fût courte et tumultueuse. J’ai perdu l’habitude de dormir avec le bruit incessant de la circulation et des klaxonnes. Habitude coutumière des motocyclistes et conducteurs de taxi.Pas vraiment réveillée après une douche froide, je descends dans la rue à la recherche d’un hypothétique petit déjeuner. Brioche et jus de fruit ou com pho, mes idées ne sont pas encore suffisamment claires pour y songer, je trop fatiguée par les heures d’avion et le décalage horaire. Il est 1 h du matin en France. En descendant dans la rue je suis de suite dans le bain, il est 7 h et la masse individuelle est déjà à pied d’œuvre depuis 5 h du matin. La journée commence par une promenade marathon tout autour du Hoan Kiem, lac à l’épée restituée. Un jogging matinal avec quelques flexions des jambes et rotations des bras, le tout avec langueur, histoire de réveiller doucement son corps et de lui redonner un peu de tonus et de souplesse. Toute la ville semble s’être donné rendez-vous. Les vieux, en pyjama, marchent rapidement en battant l’air de leurs bras fripés à la peau distendue……
…… Sapa Nous sommes entourés par une myriade de petites femmes. Vielles et jeunes, quel âge ont-elle, 18 – 35 ans ou plus ? Difficile de leur donner un age. Espérance de vie 60 – 65 ans ? Elles toussent et mâchent du bétel, ce qui leur noircit les dents et les fait paraître plus vieilles. Leur conversation est rudimentaire mais suffisante pour savoir où elles veulent en venir. « Joli-joli-joli-joli » et « by to me-by to me » c’est tout ce qu’elles savent nous dire en sortant la marchandise de leur sac. Elles ont toutes la même chose à nous proposer : Un bonnet pour bébé « no bébé- no bébé » pas grave, elles me le posent sur la tête quand même ! Des « musiques » des guimbardes ou des taies d’oreillers « pillow ok ». « Pas Cher – pas cher – pas cher, by to me-by to me » Nous avons craqué et acheté musique et bracelet. 0.15 Euro pièce ça ne valait pas la peine de s’en priver ! Nous nous sommes fait des copines car après nos achats les femmes nous ont accompagnées dans notre promenade en nous prenant chacun bras dessus, bras dessous. Elles nous ont même fait visiter la ville avec commentaires à l’appui. Nous, on n’a rien compris et elles trouvaient ça très drôle Au fait ça veut dire quoi « tu pu -tu pu » ?……..
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p align= »left »>…..Le train c’est bien Nous sommes assis sur des sièges durs parmi les autochtones et leurs marchandises. Nous avons vu passer toutes sortes de marchandises hétéroclites : des régimes de bananes, des palanches avec leur panier remplis de paquets de mouchoirs en papier et rouleau WC, des pousses de bambou dans des bassines ( hum l’odeur acre du bambou). Un marché ambulant vient d’arriver ; dans un large panier remplis s’entassent pêle-mêle tout ce que vous pouvez trouver comme bricoles dans un supermarché ( peigne, brosse à dent, cirage, épingle a cheveux, stylo, chewing-gum….). Le train se remplit doucement et une odeur de transpiration et d’urine commence à se faire sentir. Nous roulons depuis cinq minutes , nous avons mal au rein et nous nous gesticulons pour trouver l’endroit idéal, là où il n’y a pas le muscle fessier qui commence à s’engourdir. Nos voisins trouvent amusant de nous voir ainsi nous tortiller sur nos sièges. Nous leur répondons d’un sourire polis . Il faut bien le dire, nous avons mal au cul . Eux sont déjà affalés sur leur siège, nous, nous sommes dignes, assis bien droit mais pour combien de temps et combien de bleus ?…….
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p align= »left »>… histoires de cochons A la ferme où nous devons tourner une petite séquence, nous sommes attendu . le thé est déjà dans la théière près à être servis. Aille ! si il infuse depuis 5 mn, il va être harde à avaler. Leur thé vert , il est vraiment vert et nous aussi quand il faut se l’avaler . Je n’arriverai jamais à me faire à leur thé… Nous étions attendu , mais la maison a été balayée pour autant. C’est une de paillote en bambou et bois mal écorcé , posée à même le sol en terre battue. Tout au tour de la maison, des rondins de bambou empêchent les animaux, rats ? de pénétrer à l’intérieur , maigre barrière vu les interstices qui se trouvent entre les planches ! Dans la maison tout est sale et recouvert de poussière .Sur le foyer , à même le sol, des bols graisseux attendent de servir pour le repas du soir . Les lits avec leur moustiquaire noire de suie et de poussière sont recouvert d’un dessus de lit à l’aspect douteux . Au plafond et dans les recoins ,des toiles d’araignées semblent avoir élue domicile depuis de nombreuses années . Elles sont en sécurité personne ne viendra les en déloger. C’est garantie…… … Nous avons fait 800 mètre sous un soleil de plomb parmi les rizière pour atteindre la deuxième maison. Le cochon un male, acheté 10 jours avant sur un marché local, avait un problème pulmonaire. Après de nombreux palabres au sujet de l’antibiotique à administrer, notre paysan, acteur , vétérinaire est entré dans la soue, a empoigné le cochon et l’a piqué par deux fois. Le geste fùt sur et très rapide mais cela n’a pas empêché le cochon de crier comme …un cochon ! Changement de lieux et visite de deux cochons roses en pleine forme . Nous assistons à leur toilette journalière. La paysanne armée de son balaie en osier leur frotte vigoureusement le dos et les flancs , ensuite elle s’empare d ‘un arrosoir et les arrose sans ménagement. Ca mon cochon, c’est de la douche !! De douche il va être temps que nous y songions car sous le soleil de plomb et la poussière des chemins nous n’avons plus d’allure humaine…..
extraits de Impressions vietnamienne roman de voyage de Sylvie Brisset en vente sur le site sous format papier ou numérique , ebooks.
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