Je vais faire la route coloniale N°4 et les villages de Hà Giang, Duong Van , Méo Vac et Bao Lac, bien connu pour être LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS « pendant la guerre d’Indochine en 1950.
Après avoir obtenu l’autorisation de circuler dans les districts frontaliers, je vais découvrir la vie des montagnards dans la pleine nature.
Je vais retrouver le peuple fier des H’Mongs dont les hommes sont tous habillés en noir.
(Bon tout ça, suite à la demande d’une agence de voyage qui m’a demandé de glaner renseignements et photos pour renseigner leur site au sujet de randonnées dans la région de Hà Yuyen, mais chut….)
Un peu d’histoire en passant …
Les H’Mongs, farouches partisans des français, guerriers durs et indomptables durant toute la guerre d’Indochine, ont défendu leurs vallées complètement isolées contre leurs ennemis : les vietnamiens.
Le terrain escarpé et sauvage et leur tenue noir offrait un parfait camouflage pour combattre leurs ennemis.
Il se sont battu comme des bravent et ont tenu bon jusqu’en 1959, soit 5 ans après la défaite des français à Dien Bien Phu, et n’ont été vaincus seulement à cause de manque de munitions pour leurs fusils.
Mon itinéraire
Ha Giang -> Troi Quan Ba -> Yên Minh -> Mèo Vac -> Dong Van -> Yên Minh -> Ha Giang -> plus tous les arrêts ou bifurcations pour faire des rencontres « photos-photos »
( Je dis merci d’avance à mon guide, Tien, car je me connais, il va falloir aller partout et lui n’aura de cesse de me dire « non non pas possibleeee, revenir à la voitureeeeeeee »).
Un peu de tourisme
C’est un circuit un peu difficile dans une région où il n’y a pas vraiment de touriste, juste des baroudeurs mais ça commence à être de mieux en mieux organisé.
Les conditions d’hébergement sont encore à la dure, tout comme la route ; par exemple Méo Vac -> Dông Van 25 kms de montagne et 4 heures pour les parcourir !!
La région est très pauvre, il n’y aura pas grand chose à manger, (a part du chien ou des crapauds ?, souvenirs, souvenirs de Cao Bang ! ) je vais donc prévoir d’emporter quelques victuailles !
Quoique que je pourrais manger des pommes puisque la réputation de la pomme de Dông Van, considérée comme la meilleure de son genre au Vietnam, n’est plus a prouver.
Hà Gian se trouve dans la vallée de la rivière Lô, entourée de montagne au paysage magnifique.
Sur la route une petite halte dans la vallée de Sung Là, ses montagnes et forêts denses à l’aspect mystérieux.
Le plateau calcaire de Dông Van , à 1.250 m d’altitude est le royaume des montagnards d’éthnies H’Mong, Lô Lô et La Chi. A l’extrême nord, à la frontière avec la chine, le sommet Lung Cu (1.600-1.800 m) est surnommé « le toit du Vietnam »
( Plus on s’approche de la frontière chinoise, plus on à l’impression d’être dans les Dolomites italiennes, sauf que celle-ci sont recouvertes de jungle ! C’est un véritable capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et toutes formes.)
Dông Van a gardé son allure ancestrale, vielles rues, maisons au plancher dallé de pierres, mur en terre battue et toit couvert de tuiles doubles.
Le dimanche c’est la fête . Jour de marché, les H’Mongs descendent de leur montagne pour négocier leur produits. Ripailles et commerce vont bon train, tous s’agitent, les hommes rentreront saoul, bon ça c’est ….. classique !
A 12 km de Dông Van, Je ne vais pas manquer de visiter l’ancienne résidence de Vuong Chi sinh, roi des H’Mong. Il parait que c’est un somptueux palais reproduisant l’architecture chinoise de la dynastie des Qing.
Là-bas, je vais pouvoir connaître l’histoire turbulente de l’ethnie H’Mông au Vietnam. Vous en saurez plus à mon retour…, photos à l’appui bien sur !
Pour aller de Dông Van à Mèo Vac, il faut passer par le sommet Ma Pi Lèng. Le soir je m’endormirais en rêvant que je touche les nuages qui recouvrent son sommet. Et si le temps est clément, la vue s’étendra jusqu’à l’horizon, je pourrais ainsi admirer la rivière Nho Quê qui se déroule tel un ruban de soie.
Le lendemain j’irais me perdre dans les multiples grottes : 20 dans le district de Dông Van, 37 à Mèo Vac et 5 à Yên Minh . J’espère ne pas me perdre dans le dédales des cavités car certaines ont tout de même 1.150 mètres, 950 mètres et 350 mètres de profondeur. !!
Revenons en plein jour et retrouvons nos esprit, je crois que je préfère faire du trekking et aller à la rencontre des ethnies H’Mông, La Chi, Tày, Nùng…. et admirer les rizières en terrasses de Hoàng Su Phi ou Sin Mân.
Donc à bientôt, à mon retour, début juillet…..
A lire ce petit article pour plus les curieux » Les H’mongs et la France pendant l’Indochine »
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